Parachat Kédochim

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Parachat   Kédochim

 

La Paracha de cette semaine est composée de multiples commandements. L’un d’entre eux : (chapitre 29, verset 30) « …et vous craindrez mon Sanctuaire, je suis Hachem ». De ce verset nous apprenons l’obligation d’entretenir une crainte et du respect vis-à-vis du Sanctuaire.

Le Hafetz-Haïm écrit à ce sujet dans son livre : « Notre Beth Hamidrach  est inclus dans l’obligation de crainte qui vise le Sanctuaire, et par conséquent il est interdit d’y faire des calculs (exceptés ceux qui concernent la caisse de Tsédaka), et à plus forte raison qu’il est interdit d’y faire des amusements, et de discuter dans cet endroit saint de sujets profanes. »

Le Zohar s’allonge également sur la gravité du fait de parler dans les synagogues de sujets inappropriés.

Le Beth Haknessèt est un endroit de recueil et d’isolement entre l’homme et son créateur. Se distraire dans cet endroit saint par des amusements ou par des paroles futiles constitue un affront vis-à-vis du créateur.  Ce moment spirituel que nous passons dans la synagogue ressemble un peu  à la pièce d’isolement dans laquelle les mariés s’isolent pour la première fois après leur mariage. C’est un moment sacré qu’il ne faut pas gâcher par des distractions inappropriées.

Rav Chlomo Lévinchtein raconte qu’une fois un couple est venu chez un Rav expérimenté dans le domaine du Chalom Bayit. Le Rav demande au mari : « Ou se trouve exactement le problème ? ». Le mari lui répond : « Cher Rav, le problème se trouve là devant vous… ». Le Rav réplique : « Quand les problèmes ont-ils commencé ? » Le mari lui répond : « C’est un peu honteux de raconter cela, mais tout a commencé depuis que nous étions dans le Héder Ihoud (salle dans laquelle s’isolent les mariés tout de suite après leur mariage) ! Le mari continue : « Nous sommes rentrés moi et mon épouse dans le Héder Ihoud, après une journée d’élévation, de prière et de jeûne, et nous étions fatigués et affamés. Nous avons goûté un peu de nourriture qui se trouvait  sur la table. Soudain, le portable s’est mis à sonner. Ma femme a répondu, et moi j’ai dû attendre patiemment qu’elle finisse la conversation…

Le Rav se tourne vers la femme et lui demande : « C’est vrai ce qu’il raconte ! » La femme lui répond : « C’est vrai, mais il n’a pas tout raconté ! Ma meilleure amie s’est cassée le pied un jour avant le mariage, et elle devait se faire opérer. Le jour du mariage, elle se trouvait à l’hôpital toute seule, alors que toutes mes autres amies étaient venues se réjouir avec moi. Avant la Houpa, j’ai parlé avec elle au téléphone, mais elle m’a rappelé après la Houpa pour me  souhaiter Mazal Tov. N’est-ce pas une grande Mitsva de lui répondre alors qu’elle est toute seule à l’hôpital ! Quel problème peut-il y avoir ?

Le mari intervient : « Est-ce que vous comprenez cher Rav ! Le plus grand problème c’est qu’elle ne comprend pas qu’il y a un problème ! Elle a parlé avec sa copine quatre heures la veille du mariage, deux heures le matin du mariage, une demi-heure juste avant le mariage, et elle était obligée de répondre pendant le petit moment qui nous était consacré !

Et ce n’est malheureusement pas fini ! Nous avons aujourd’hui plusieurs enfants, et nous n’arrivons pas à sortir seuls. Nous avons payé une babysitteur il y a quelque temps, pour aller seuls à un mariage. Elle a passé tout le temps du trajet à papoter avec ses copines. Cher Rav, pendant ces moments-là, je me sens comme … une de ses amies, et pas la plus importante….

Faisons attention, car notre conduite au Beth Haknessèt peut ressembler à cette illustration, car le moment où nous venons prier ressemble à un moment de retrouvailles avec le créateur, il est donc très important de lui accorder toute sa valeur.

 

Halaha : C’est une Mitsva pour les hommes comme pour les femmes de se doucher le vendredi, afin de recevoir le Chabbat avec un visage rayonnant  et un corps propre. Cette douche doit se faire avec de l’eau chaude uniquement. (Avec de l’eau froide la mitsva n’est pas accomplie). On a également le devoir de se shampooiner les cheveux avec du shampooing ou autre.

Certains ont la bonne habitude de se tremper dans un Mikvé, le vendredi.   

 

 

                                                      Chabbat   Chalom

                   

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