Parachat H’ayé-Sarah

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 Parachat H’ayé-Sarah

La Thora nous raconte qu’Itshak fit entrer sa fiancée Rivka dans la tente de sa mère, qui était déjà décédée, pour vérifier si les miracles qui se passaient du vivant de sa mère, et qui avaient cessés depuis son décès, allaient se reproduire lorsque Rivka   entrerait  dans la demeure de sa belle-mère.

En effet, le Midrach raconte que du vivant de Sarah, trois miracles se produisaient de manière continue au sein de sa maison. La bougie de Chabbat brûlait de vendredi en vendredi, la bénédiction résidait dans la pâte, et un nuage planait de manière constante sur sa tente. Lorsque Rivka devint la femme d’Itshak, ces trois miracles se reproduisirent, pour prouver que Rivka était bien la continuité de sa belle-mère, et qu’elle était prête à devenir une mère du peuple d’Israël.

Ces trois miracles, nous fait remarquer le Rav Pinkouss, font allusion à trois principes fondamentaux sur lesquels reposent l’authenticité et  la réussite de chaque famille juive.

Le premier, la bougie qui brûle du vendredi au vendredi, fait allusion au Chalom-bayt, c’est-à-dire à l’harmonie au sein du foyer. Chaque famille a l’obligation d’allumer une bougie la veille de Chabbat, et la raison à cela est pour ne pas que quelqu’un risque de trébucher sur un obstacle à cause de l’obscurité, et de se mettre en colère contre un membre de sa famille, ce qui peut entraîner une dispute générale….

Or dans la maison des Tsadikim, les bougies brûlent de vendredi en vendredi, c’est-à-dire que la paix et l’harmonie ne résident  pas seulement le vendredi soir lorsqu’il n’y a pas de stress, et que tout est en place, mais même pendant toute la semaine, lorsqu’on court de droite à gauche, et que chaque dysfonctionnement peut entraîner une guerre mondiale, chez les Tsadikim, la situation reste inchangée, l’harmonie et la paix continuent à résider….

Le deuxième principe, la bénédiction dans la pâte. Les sages rapportent, dans le traité de Bétsa, que la parnassa de l’homme est fixée (dans le ciel) depuis Roch-Hachana jusqu’au Roch-Hachana suivant, exceptés les dépenses du Chabbat, du Yom-Tov, ainsi que les dépenses engagées pour que les enfants puissent étudier la Thora, que si l’homme décide de les élargir, on lui élargie également ses rentrées dans le ciel, et s’il décide de les diminuer, on lui diminue du ciel ses rentrées.

C’est-à-dire, que pour ces trois choses en question, l’homme a la permission de dépenser au-delà de ses moyens, mais pour toutes les autres causes, il a le devoir de gérer strictement et méthodiquement ses dépenses, car il ne percevra pas plus de rentrées que ce qu’on lui a accordé à Roch-Hachana. C’est pour cela que ce deuxième  principe vient nous apprendre que la bénédiction doit résider dans la pâte, c’est-à-dire que  d’un peu de pâte doit sortir beaucoup de bénédictions, (excepté les trois cas), car c’est le seul chemin qui amène du bonheur à la famille.

Le troisième, le nuage qui plane sur la tente. C’est le nuage qui cache la tente du regard des gens, qui rend la tente discrète. Cela comprend deux choses. La première, qu’on ne doit pas raconter à l’extérieur les sujets qui concernent la maison, dont leur place est exclusivement à la maison, et aucune personne externe ne doit s’y mêler. La deuxième, qu’on ne doit jamais entendre à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur.

Grâce à ces trois choses on aura tous la bénédiction d’Hachem sur nous et sa présence ne quittera jamais notre foyer, Amen.

Halaha : Le verre sur lequel on récite le Kidouch doit avoir une contenance minimum d’un réviit (8,6 cl). Il est recommandé de dire le Kidouch sur le plus beau verre que l’on possède.

Le verre du Kidouch doit être rincé convenablement de l’intérieur et de l’extérieur, même s’il n’est pas sale visiblement, cependant s’il est bien propre et brillant cela n’est pas nécessaire. Néanmoins, d’après la Kabala (mystique), on doit le rincer avant de dire le Kidouch dans tous les cas.

                             

                                    Chabbat Chalom 

     

  

 

 

1 a commenté sur “Parachat H’ayé-Sarah”

  1. Un texte plein de force, de conviction et de promesses. Il faut avoir la foi en tous ces miracles, car c’est ce sentiment qui nous fait avancer au quotidien. Ils sont notre force, et notre espoir.

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