La Vision du Tsadik

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Parachat  Lèkh-Lékha

 

La Thora nous raconte l’histoire de la première guerre mondiale (pas celle de 14-18, la vraie première !), qui affronta quatre grands rois d’Irak à cinq rois qui vivaient en Palestine Terre d’Israël. Alors que les forces Irakiennes prenaient le dessus, Avraham entra dans ce grand conflit aux côtés de l’armée perdante. Il combattit, accompagné d’Eliezer, une armée qui comptait près de deux millions de soldats, et il gagna. Le roi de Sodome qui avait survécu par miracle lui proposa de récupérer tout le butin qui avait été amassé. Avraham refusa de toucher un seul centime, car entre autres, il ne voulait pas perdre le salaire de cette Mitsva.

On raconte une histoire touchante à propos d’un grand Admour, connu sous le nom de « Le Ohev Israël originaire de la ville d’Apta », qui illustre bien cette idée. Alors qu’il exerçait le rôle de Rav dans la ville d’Apta, il décida subitement de partir de la ville pour devenir Rav dans la ville de Mégibouj, qui était beaucoup plus petite que la première. Ses fidèles le supplièrent de rester et lui demandèrent la raison de son départ.

Il leur répondit : « Je vais vous raconter une histoire. »

Il y avait une fois deux frères qui durent se séparer à l’âge de huit ans. Ainsi voulut la volonté Divine, et le lien qui existait entre eux se rompit, ils perdirent complètement le contact. Le premier s’installa dans la ville d’Apta, et devint très riche. Le second s’installa dans une petite ville et était très pauvre. Les deux n’eurent pas d’enfants. Le premier tomba malade, et avant de mourir, annonça à sa femme qu’il avait un frère, et qu’elle ne pourrait se remarier que si son frère acceptait de lui faire la H’alitsa. Il mourut. La femme demanda au Rav de la ville quoi faire, car elle ne connaissait pas l’identité du frère. Le Rav envoya des lettres à tous les Rabanim, et promit au nom de cette veuve de donner la moitié de l’héritage au frère, s’il se présente pour faire la Mitsva de H’alitsa. Un des Rabanim qui connaissait le frère lui montra la lettre, et lui proposa de lui prêter de l’argent pour qu’il puisse voyager afin d’autoriser et de soulager sa belle-sœur qui était prisonnière de la H’alitsa. Il en parla à son épouse et elle lui dit : « Toutes les Mitsvot que tu accomplis sont relativement fréquentes, mais celle–ci est extrêmement importante compte tenu de sa rareté. Tu n’as donc pas le droit d’y toucher en contrepartie un seul centime. » Elle le fit jurer sur son Sidour de ne rien accepter de cet héritage.

Il partit à pied, car il ne pouvait pas prendre de prêt. Il arriva à Apta. Il se présenta au rav de la ville, et rapidement ils firent la cérémonie de la H’alitsa. Il refusa la moitié de l’héritage comme sa femme lui avait demandé. La veuve voulait s’en tenir à sa promesse, et la somme fut donc déposée dans la caisse de la communauté Juive d’Apta. Le mendiant retourna dans sa ville. L’histoire se termine ici.

Le rav continua et dit : « Cette histoire fit un grand bruit dans le ciel, car malgré leur pauvreté, ce couple renonça à recevoir de l’argent pour l’accomplissement d’une Mitsva. Dans le ciel on décida de leur accorder un enfant malgré leur vieillesse. Cet enfant qui naquit dans leur vieillesse, c’est moi ! J’ai calculé que l’argent que j’ai reçu à titre de salaire, depuis que je suis ici, correspond à la somme totale de l’héritage déposée dans la caisse de la communauté ! Voilà la raison pour laquelle j’ai accepté d’exercer la fonction de Rav dans cette ville, maintenant je pars pour un endroit plus modeste…

En conclusion, on apprend de cette histoire que même lorsqu’on renonce à un dû ou à un paiement qui peut nous paraitre important, Hachem trouve toujours le moyen de nous dédommager et bien plus encore…..

Halakha : Il est interdit de s’interrompre par une parole entre la bénédiction et le goûter. Ceci est valable pour toutes les bénédictions, et en particulier pour le Motsi. Si on a parlé entre la Bérakha et le goûter, et que cette parole n’est pas en rapport avec le sujet du pain qu’on doit manger, on doit refaire la bénédiction.

Chabbat Chalom

 

 

 

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