Parachat Mattot

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 Parachat  Mattot

 

La Thora nous enseigne au début de la Paracha l’obligation de respecter les vœux que l’on a prononcés. En effet, si une personne (homme ou femme, ayant atteint la majorité religieuse qui est de douze ans pour une fille ou treize ans pour un garçon) formule un vœu, pour une raison quelconque, elle est tenue par la Thora de respecter son engagement, faute de quoi elle transgresse un interdit de la thora.

Le Hida explique que la force des bénédictions des Tsadikim  provient du respect qu’ils portent à toutes les paroles qui sortent de leur bouche. Le fait que les grands Saints fassent attention tout au long de leur vie à ne jamais profaner leurs paroles par des mensonges ou des approximations, leur donne cette force prodigieuse de voir leurs simples souhaits s’accomplir comme des décrets.

Le livre ‘Toldote Adam’ raconte qu’une fois dans la synagogue du Gaon de Vilna, se trouvait un enfant qui priait tout près du Rav. Cet enfant avait par inadvertance posé son pied sur les Tsitsiot du Gaon, et par conséquent les Tsitsiot du grand Rav étaient bloqués. Lorsqu’il dut plier son talith, le Gaon se tourna vers l’enfant pour lui demander de lever son pied et il lui dit : « Cher enfant, que tu sois en bonne santé jusqu’à cent ans, veux-tu pousser légèrement ton pied pour que je puisse…? »

Les gens de Vilna lui firent une grande séouda, qu’ils appelèrent  la séouda du centenaire, car ils savaient qu’il vivrait jusqu’à la centaine.

Une histoire semblable a été racontée par Rav Méir Karélitz Zatsal sur un juif qui habitait à Vilna qui vécut jusqu’à cent ans. Le secret de sa longévité provenait d’une anecdote qui s’était passée lors de son jeune âge.

Une fois le gaon de Vilna s’était approché du tonneau d’eau, qui se trouvait dans la cour de la Synagogue,  afin de se laver les mains, mais il dut constater que le tonneau était vide. L’enfant se précipita pour chercher de l’eau au Rav. Le Rav l’en remercia et le bénit : « Que tu vives jusqu’à cent ans ! »

A quatre-vingt-dix-neuf ans, ce juif tomba malade. On lui proposa de faire appel à un médecin. Il  refusa, car il savait qu’il lui restait   encore quelques mois à vivre, jusqu’à la centaine….. Il mourut le jour de son centième anniversaire.

Rav Pinkouss rapporte une idée intéressante pour comprendre pourquoi les hommes ont rapidement recours aux mensonges, particulièrement lorsqu’ils sont en difficulté.

Avant d’être adulte, l’homme était enfant. Tout au long de son enfance, l’enfant fait de multiples bêtises. Il ne connait alors qu’une seule règle : « Le mensonge est son seul protecteur ! »

A chaque fois que son père, professeur, ou n’importe quel adulte le gronde pour ses mauvais actes, il possède toujours un joker : « C’est pas moi !! J’ai rien fait !!C’est l’autre….. »

Par conséquent, le bon dénouement d’une situation difficile par le  mensonge reste toujours la porte de sortie la plus en vue même à l’état adulte. Mais il faut savoir, que chaque modification de la vérité, voir même chaque approximation, pour ne pas parler de mensonge pur, éloigne l’homme de son Créateur. La Guémara nous rappelle dans le Traité de Chabbat que le sceau d’Hachem est la vérité.

En faisant attention à toujours dire la vérité, l’être humain a la certitude d’appartenir encore plus à la démarche de son Créateur, qu’Hachem nous y aide, amen.

 

Halakha : Il faut faire attention que les deux pains, sur lesquels on fait le Motsi, soient entiers jusqu’à la fin de la bénédiction. Il faut par conséquent prêter attention à ne pas couper l’un des pains  au cours de la Bérakha.

Si un pain a été brisé partiellement par inadvertance, il est encore valide si lorsqu’on tient une extrémité du pain avec une main, l’autre reste attachée. Sinon, il faut utiliser un autre pour le Motsi, et utiliser le premier au cours du repas.

Si on a lié  deux moitiés de pain à l’aide d’un bout de bois ou d’un cure-dent par exemple, de manière à ce que les deux bouts restent liés lorsqu’on soulève une des deux moitiés, et qu’ils présentent une forme homogène, ces derniers sont considérés comme un pain valable pour le Motsi.  

 

                                                           Chabbat   Chalom  

                    

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