Parachat lèkh-lékha/Edition spéciale: Rav Ovadia Yossef Zatsal

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Parachat lèkh-lékha

 

Les sages rapportent dans le Midrach qu’à chaque fois qu’un verset (dans la bible) utilise le terme de: « Il était », en parlant d’une personne, cela signifie que cette personne était intègre et pieuse depuis sa naissance jusqu’à sa mort.

Les sages posent la question : « comment se fait-il qu’au sujet d’Avraham le verset dit dans Jezequel :’Il était unique’, or  nous savons qu’Avraham était un idolâtre jusqu’à l’âge de trois ans, il n’était donc pas intègre  depuis sa naissance ? »

Les sages répondent : « Le terme de ‘il était’ chez Avraham est venu nous enseigner qu’il était disposé à ramener le monde à la Téchouva. »

Le Maguid de Douvna demande : En quoi  les sages ont-ils répondu, puisque la réalité d’Avraham est inchangée, et il n’était effectivement pas intègre depuis sa naissance ?

Il nous dévoile un fondement qu’il est très important de connaitre.

Les sages racontent dans le Midrach qu’Avraham avait des craintes concernant les premières années de sa vie dans lesquelles il avait été idolâtre. Hachem s’adressa à lui et lui dit : « De la même façon que la rosée s’évapore avec l’apparition du soleil, et qu’il n’en reste plus de trace, ainsi tes fautes s’envolent de devant toi, et il n’en reste plus de souvenir, tu es par conséquent un saint de naissance; de la même façon que la rosée est signe de bénédiction pour le monde, ainsi toi tu es un signe de bénédiction pour le  monde ».

Il est intéressant de comprendre pourquoi est-ce que les premières années de sa vie, qui sont à priori des années de fautes, sont comparées à la rosée qui est signe de bénédiction ?

Le verset dit (lévitique 19,17) : « Tu reprocheras ton prochain », et les sages expliquent qu’il s’agit d’un prochain qui te ressemble. Car pour pouvoir faire un reproche à une personne, ou pour pouvoir faire de la morale à un proche, il est obligatoire de ressentir et de vivre ce que cette autre personne ressent. C’est pour cela que la Guémara dit dans Yoma : Hillel, remet en question l’attitude des pauvres, Rabbi Elazar Ben Harssom remet en question l’attitude des riches. Car Hillel qui était très pauvre et a malgré tout étudié la Thora dans la pauvreté toute sa vie, remet en cause  les pauvres qui n’étudient pas et qui pensent acquitter leur paresse du fait de leur pauvreté. Rabbi Elazar ben Harssom qui était très riche et qui s’est affairé à l’étude de la Thora remet en cause  les riches qui pensent que les tracas provenant de leur richesse les acquittent de l’étude de la Thora. Car si Hillel qui était pauvre en venait à reprocher à un riche de ne pas avoir étudié la Thora, celui-ci lui aurait répondu : « Que connais-tu de mes soucis, toi qui n’a jamais possédé de fortune ?» Et si Rabbi Elazar Ben Harssom en venait à reprocher à un pauvre de ne pas avoir étudié la Thora, celui-ci lui aurait répondu : « Que connais-tu de mes soucis, toi qui n’a jamais connu la pauvreté ? »

C’est pour cela qu’Avraham Avinou qui a ramené des milliers d’idolâtres vers le droit chemin devait passer lui-même par l’idolâtrie, pour que les gens ne lui rétorquent pas : « Que connais-tu de l’idolâtrie pour nous faire la morale ? »

Nous apprenons de là, qu’Hachem lui a fait connaitre l’idolâtrie pour une bonne cause, et c’est pour cela que ces années d’idolâtrie lui sont comptabilisées à son avantage.

Ceci concerne chacun d’entre nous, car toute personne qui a passé une partie de sa vie dans la faute, a la possibilité de la réinvestir dans le rapprochement des autres et de l’utiliser pour mieux comprendre la vision de ceux qui s’égarent. Hachem considérera alors toutes ses fautes comme des Mitsvot, et cette personne sera considérée comme un Juste depuis sa naissance.

Edition spéciale : Rav Ovadia Yossef Zatsal

J’ai eu le mérite, lundi dernier, de faire partie des huit cent cinquante mille personnes qui ont accompagnées le Rav Ovadia Yossef Zatsal à sa dernière demeure. Je rapporte ce que j’ai entendu de la bouche de son fils pendant les Hesspédim. Il y a quatorze ans le Rav Ovadia a eu une crise cardiaque de laquelle il s’en est sorti. Les professeurs, à l’hôpital conseillèrent cependant de lui faire immédiatement un pontage pour le sortir du danger. Le Rav refusa car il voulait rentrer chez lui pendant trois heures. Ceux qui l’entouraient insistèrent pour qu’il fasse l’intervention immédiatement, car sa vie était en danger, mais ils cédèrent sous la pression du Rav de rejoindre son appartement pour trois heures.

Après l’opération il expliqua. Je n’étais pas sûr de sortir vivant de cette intervention chirurgicale, et je voulais à tout prix autoriser une Agouna (femme dont le mari a disparu, dans l’attente d’une permission rabbinique qui lui permettra de se remarier) qui m’avait sollicité à se remarier, et je ne voulais pas risquer de la laisser dans la souffrance toute sa vie……

Voilà les soucis d’un Géant dans ses moments les plus critiques……

Halaha : Un vin qui est resté découvert une nuit ou plus, ne peut pas être utilisé pour le Kidouch. Cependant il faut faire attention de ne pas laisser le vin découvert même pour une heure ou deux, si on a l’intention de l’utiliser pour le Kidouch.

 Dvar Thora dédié à la mémoire de Rabbi Eliahou bar Eliahou Pariente, qui porte le nom de son père car il naquit après son décès, Qu’Hachem repose son âme en paix amen.

 

                                               Chabbat Chalom

   

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