Parachat Ki Tissa

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 Parachat Ki Tissa

 

Un des sujets les plus importants de la Thora figure dans notre Paracha: Le Chabbat. La Thora nous prescrit : « Et les Béné Israël observeront le jour du Chabbat…». Le Chabbat est un des commandements les plus fondamentaux de la Thora, et nous devons par conséquent savoir comment rapprocher les gens qui n’ont pas eu la chance de connaitre ce bonheur. La procédure de Rabbi Arié Lévine illustre bien cette idée.

Rabbi Arié Lévine (Beau-père de Rav Eliachiv) était un grand Tsadik qui vivait en Erets Israël au début du siècle dernier. Il avait l’habitude de rendre visite aux prisonniers le jour de Chabbat. Une fois, un des prisonniers qui était en train de fumer fut surpris par la visite surprise du Rav, et n’eut pas le temps d’éteindre sa cigarette. Une seconde avant que Rabbi Arié ne lui tende la main pour le saluer, il chercha où cacher sa cigarette. Ne trouvant pas de solution, il garda la main qui tenait la cigarette derrière son dos, et lui tendit sa deuxième main…

Rabbi Arié fit comme si de rien n’était, et lui serra la main de tout cœur, et lui caressa la main sans rien dire. Lorsque ce prisonnier fut libéré, il partit rendre visite à Rabbi Arié Lévine, et il lui dit : « Sache, que grâce à toi, je ne fume plus le Chabbat. Je me suis senti tellement mal de voir que le Rav me caressait la main, alors que l’autre main tenait une cigarette… Cette cigarette m’a brulé le cœur, et à cet instant j’ai décidé de ne plus fumer le Chabbat ! ».

On raconte aussi, qu’une fois Rabbi Arié Lévine voulut exprimer son désaccord par rapport aux gens qui ne respectaient pas le Chabbat. Il sortit de chez lui, et son regard se porta sur un glacier, dans lequel la queue était longue. Sans parler il rentra dans le glacier et s’installa à une table. Il prit son shtreïmel et le posa sur la table. Le vendeur fut un peu surpris de l’attitude du Rav mais continua son travail. Après quelques minutes, la Rav se leva, s’approcha du comptoir et  s’adressa au vendeur : « Ecoutes, je ne sais pas si j’étais à ta place, si j’arriverais à résister à une épreuve de cette taille… Mais il faut savoir que Chabbat c’est Chabbat…. » Et il sortit. Il eut à peine le temps de marcher quelques mètres, qu’il entendit le vendeur demander à toute la foule de quitter les lieux, il ferme le glacier….

Il rencontra le Rav après quelques temps, et il lui dit : « Sachez, que si vous m’aviez dit simplement que c’était Chabbat, je n’aurais jamais fermé le magasin, je savais comme vous que c’était Chabbat, et malgré cela j’avais ouvert…. Mais comme j’ai vu que vous m’aviez compris, et que vous aviez compris l’épreuve dans laquelle je me trouvais, et vous m’avez rappelé que c’était malgré tout Chabbat, j’ai décidé de fermer mon magasin… ».

Ce n’est qu’en comprenant l’intensité de l’épreuve dans laquelle l’autre se trouve, qu’on a la possibilité de le ramener  à la Téchouva…

 

Halaha : Certains pensent qu’en buvant un réviit du vin sur lequel on a dit le Kidouch, celui-ci est valide, et c’est considéré comme si on avait mangé à l’endroit du Kidouch. D’autres pensent qu’il faut boire un deuxième réviit de vin pour valider le Kidouch, car ce deuxième réviit se substitue à un Cazaït de gâteau ou de pain.  

Par conséquent, le Michna Broura tranche que pour le Kidouch du soir (qui est une obligation de la Thora) on devra boire au minimum un deuxième réviit de vin (si on ne mange pas de pain), et pour le Kidouch de la journée on peut se contenter de boire un seul réviit de vin (si on ne mange pas de pain) et valider avec cela  le Kidouch.

                                           Chabbat Chalom

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