Parachat Bo

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Parachat Bo

 

Le Midrach raconte que Rabbi Ycha’ya, élève de Rabbi Hanina ben Dossa, se mit à jeûner quatre-vingt jeûnes, pour comprendre pourquoi est-ce que les chiens ont eu le mérite de prononcer un chant journalier devant Hachem, [‘venez et prosternons-nous et bénissons l’Eternel’], alors que les versets disent explicitement que les chiens ont un tempérament audacieux. Un Ange vint lui répondre du ciel et lui dit : «  Sache, que D… a décrété que depuis qu’il a dévoilé ce secret au prophète Habakouk, il ne le dévoilera plus à aucune autre créature, mais comme tu es l’élève d’un très grand sage, on m’a chargé de te le dire. Les chiens ont reçu ce mérite en tant que récompense, car ils se retinrent d’aboyer lorsque les Béné Israël sortirent d’Egypte. Ils reçurent également le mérite, que leurs excréments sont utilisés pour travailler  les peaux qui vont servir à écrire des Sifré Thora, des Téfilines et des Mézouzot. N’oublie pas ce que le verset dit : ‘Celui qui retient sa bouche et sa langue, s’évite beaucoup de malheurs.’ »

Ce Midrach demande à être expliqué. Quel est ce grand secret  qui se cache dans le fait que les chiens puissent dire un chant devant Hachem, secret qui a valu quatre-vingt jeûnes pour être compris. De plus, la réponse de L’Ange semble être bien simple, c’est un verset connu dans la Thora !

Rav Réouven Karlinchtein explique cela en y apportant une autre question. Dans la plaie des grenouilles, ces dernières se jetèrent dans les fours brûlants. Quel salaire elles reçurent ? Qu’elles sortirent vivantes des feux, et retournèrent à leurs étangs. Pourquoi ne reçurent-elles pas un salaire au moins plus grand que celui des chiens qui se turent lors de la sortie d’Egypte, leur acte n’est-il pas plus grand ?

Où est la justice ?  Les grenouilles qui se brûlèrent dans les fours méritèrent de retourner vivantes d’où elles venaient, alors que les chiens que se contentèrent de ne pas aboyer, reçurent un salaire tellement grand ! 

On est venu nous apprendre une idée fondamentale. Il est parfois plus facile de rentrer dans le feu que de devoir se taire ! Il arrive parfois qu’une dispute éclate dans la communauté, et l’individu en a tellement à dire, et alors que tout le monde en rajoute, il garde sa langue, et se tient muet.

Des fois, il a des informations « brûlantes » qu’il aimerait tant faire partager, et il s’isole avec lui-même, et ne dit rien. Combien de force faut-il pour réussir !!

Si déjà les chiens qui furent programmés entièrement par D… pour se taire, reçurent un grand salaire, malgré leur tempérament généralement audacieux, l’homme qui a la liberté de réagir, et de parler à sa guise, et qui prend un plaisir particulier à enflammer certaines situations, ou à piquer certaines personnes, et qui se retient malgré ses désirs, combien son salaire sera grand….

Halaha : Celui qui récite le Kidouch doit boire au minimum une quantité de vin (ou jus de raisin) égale à ‘mélo lougmav’, c’est-à-dire que lorsqu’il maintient le vin dans une de ses deux joues, celle-ci donne l’impression d’être pleine. Cette quantité varie selon la grandeur de bouche de chaque individu. En générale, cette quantité correspond à la majorité (absolue) d’un réviit. En pratique, il faudrait boire, au minimum, la majorité  de 8.6 cl selon un avis (Rabbi Haim Naé), ou la majorité de 15 cl selon un autre avis (Hazon Ich).

Même une personne qui peut contenir (dans une de ses joues) une quantité supérieure à réviit, n’est pas tenue de boire plus d’un réviit, car le réviit est le plafond commun à tout le monde. 

                                              

                                                           Chabbat Chalom

       

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