Parachat Balak

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Parachat     Balak

 

La Guémara rapporte dans le traité de Péssahim, l’enseignement de Rav qui dit que l’homme a le  devoir d’étudier la Thora, même si  l’intention de son étude est encore loin de l’intention authentique requise, qui est d’étudier la Thora dans le but de la comprendre et de connaitre son créateur afin de mieux le servir. L’homme  a donc le devoir d’étudier la Thora même si son étude est dans l’intention d’accumuler simplement de la connaissance, par exemple, car de cette étude « immorale » naitra probablement une étude saine et authentique.

Les Tossfot posent la question : « Comment Rav peut enseigner une chose pareille, voici que dans la Guémara de Bérakhot Rav enseigne le contraire. Voici ses propos : Tout celui qui étudie la Thora dans un but étranger à celui imposé par la tradition, il est préférable pour lui qu’il n’eut point été créé. ? »

Tossfot répondent qu’il existe deux sortes d’études qui sont non conformes à celle recommandée. L’une, lorsqu’elle est faite dans le but de s’enorgueillir et de provoquer ses amis en matière de Halakha, afin de les dénigrer. L’autre, inacceptable non plus, lorsqu’elle est faite  avec nonchalance, dans le but de s’instruire uniquement.

On distingue cependant l’une de l’autre. La première, est vue aux yeux des Sages comme stérile, et improductive. Celle-ci, Rav l’a discréditée. La seconde, n’est pas productrice temporairement, mais a le potentiel d’amener l’homme à une évolution qui le poussera vers une étude réellement souhaitable.

D’où Rav a tiré cet enseignement ? demande le Talmud dans le Traité de Sota. La Guémara répond : « De Balak ».

Balak a eu le mérite d’être l’ascendant de Routh, en regard avec les quarante-deux offrandes qu’il a sacrifiées lorsqu’il a fait appel à Bilam. Par le mérite de ses quarante-deux sacrifices, sortit de lui Routh qui fut l’ascendante de Chlomo, qui sacrifia lui-même mille Holocaustes sur l’Autel du Temple.

Demande le Maharcha : « La Guémara a pourtant bien précisé que lorsque l’acte positif était exercé dans l’intention d’une querelle ou provocation, cela invalide et discrédite l’acte à tout jamais ; pourquoi donc Balak a été récompensé ? N’a-t-il pas sacrifié ces offrandes dans le but de provoquer le peuple d’Israël ? »

Il répond que Balak a approché ces offrandes car il avait peur du Peuple d’Israël. Il avait vu que ses confrères s’étaient faits écrasés par le peuple d’Israël, et il prit peur pour le sort de son propre peuple.

Balak, n’a donc pas cherché spécialement à se quereller et à ouvrir un conflit avec le peuple Juif, mais il voulait simplement protéger son peuple d’une menace qu’il lisait dans son imagination.

Nos bonnes actions ne sont, certes, pas toujours accomplies avec la plus grande pureté. Notre étude  peut être  également souvent sujet à des critiques, en ce qui concerne son authenticité. Mais rappelons-nous, Hachem a su voir et récompenser le bon qui se trouvait chez Balak. Il doit à plus forte raison voir et apprécier les bonnes actions de son peuple là où elles se trouvent et dans l’état où elles se trouvent.

 

Halakha : Pour les trois repas de Chabbat, c’est une obligation de faire  la bénédiction du Motsi sur deux pains entiers.

La raison, pour laquelle on a le devoir de se procurer deux pains pour la bérakha, est parce que les béné Israël dans le désert devaient ramasser une quantité double de manne  le vendredi, afin qu’elle leur suffise pour le vendredi et le Chabbat.  Les femmes ont également l’obligation de réciter la Bérakha du Motsi sur deux pains, de préférence entiers.                        

 

 

                                                              Chabbat  Chalom

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