Parachat Ki Tétsé

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 Parachat  Ki  Tétsé

                                Le mois d’Eloul ou la dynamique du retour aux sources

 

(Ce Dvar Thora a été écrit par Mon Père עליו השלום au mois de septembre 1989. Je remercie mon ami Marcel Obadia qui m’a donné la copie l’année dernière. Bonne lecture.)

Dernier mois de l’année avant Roch Hachana, Eloul incarne dans la conscience juive l’idée de mouvement, d’initiative en contraste profond avec la période de vacances, souvent synonyme de nonchalance ou de léthargie, qui la précède.

D’un point de vue étymologique, en effet, Eloul tire son origine araméenne d’un terme signifiant ‘PROSPECTER-EXPLORER’ (cf.Targoum Onkelos dans Bamidbar chap.13, v.2). Voilà par conséquent en quoi consistent l’essence et la finalité de ce mois dans l’esprit du Judaïsme : dans un premier temps pratiquer une introspection intense de nos actions, de nos paroles et de nos pensées de l’année qui s’achève, afin, dans un second temps, de rechercher avec détermination les moyens de les mettre en conformité avec la volonté Divine au moyen de la Téchouva, c’est-à-dire le retour aux sources de la tradition d’Israël dans toute son authenticité.

Pour illustrer cette stratégie de retour, nos Maitres, rappellent plusieurs allusions contenues dans la graphie hébraïque du mot Eloul : dans le Chir Hachirim (‘Cantique des Cantiques’ chap.6, ver .3) la Communauté Juive s’exclame à l’égard de D… son ‘bien-aimé’ : « J’appartiens à mon bien-aimé et mon bien-aimé m’appartient »-« Ani lédodi védodi li » : les première lettres de ces quatre mots forment le mot Eloul, quant à la valeur ajoutée des dernières lettres de ces quatre mots (4 fois Youd :4*10) elles est de 40 :ce sont les quarante jours qui s’écoulent entre le début du mois d’Eloul et Yom Kippour et c’est durant cette période que Moché Rabénou reçut de D… les secondes Tables de la loi :rapportant avec lui les Dix commandements, Moché Rabénou redescendit du Mont Sinaï le jour de Kippour avec le message divin : « J’ai pardonné selon les désir que tu as exprimé ».

Comme l’indique Rabbi Tsvi Elimélèkh de Dinov, dans son ouvrage « Bné Issakhar », ces quarante jours revêtent une importance extraordinaire, comme instrument de purification dans le temps, à la lumière de ce qu’enseigne le Talmud dans le Traité de Yoma (85b) : «Rabbi Akiva a dit : « Combien grand est votre créateur, enfants d’Israël ! Devant vous purifiez- vous et qui vous purifie? C’est votre Père qui est aux cieux comme il est dit : «Je répandrai sur vous des eaux pures et vous serez purifiés » (Ezéchiel 36,25), et il est dit également : « D… est le Mikvé d’Israël » (Jérémie 14,8) : de même que le bain rituel purifie ceux qui sont impurs, de même le Saint Béni soit-il purifie Israël ». Pour expliquer cette Michna, Rabbi Tsvi Elimélèkh remarque que pour être valable selon la loi juive, un bain rituel doit contenir au minimum 40séah (environ 220 litres) d’eau de pluie ou encore 960 loghs (puisque 1 séah équivaut à 24 loghs, donc 40 séah=40*24=960 loghs). Or, depuis Roch Hodech Eloul jusqu’à Yom Kippour nous comptons 40 jours, et chaque jour comprend 24 heures, soit au total 960 heures (40 jours*24 heures=960 heures).

Nous pouvons déduire que ces 40 jours de retour à D…, avec leurs 960 heures, sont un Mikvé dans le temps à l’instar du Bain Rituel dont la contenance de 40 séah renferme 960 loghs d’eau de pluie. Puissions-nous tirer la quintessence de ces jours de repentir pour nous rapprocher durablement de notre créateur selon l’expression du Roi David : « Appréciez et voyez combien l’Eternel est bon, heureux l’homme qui s’abrite en lui » (Psaumes 34,9).

                                                                                                          FRANCIS GHOZLAND

Halakha : Lorsqu’on vient faire la bénédiction sur un aliment afin de le consommer, on doit le tenir avec la main droite au moment de la bénédiction. Concernant les Halot de Chabbat, on doit tenir les deux pains dans la main. Il est important de faire participer les dix doigts, car ils font allusion aux dix Mitsvot que l’on accomplie lors du processus de  la fabrication du pain. Ils font également allusion aux dix mots qui forment la bénédiction du Motsi. Lorsqu’on prononce le nom de D…, on élève un peu le pain. D’après le Ari, on élève le pain que lorsqu’on dit le mot ‘Hamotsi’.   

                                                         Chabbat Chalom 

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