Parashat Noa’h

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Parachat Noah

 Par le Rav Arié Ghozland

La Thora nous raconte, dans la Paracha de cette semaine, que lorsque l’espèce humaine arriva au plus bas niveau de son existence, Hachem, le créateur et le générateur de toute l’humanité, décida de tout ramener à zéro et de faire repartir cette grande machine par le biais de Noah.

Effectivement, Noah, qui était l’homme le plus pieux de sa génération, fut choisi par Hachem pour perpétuer l’existence de toute l’humanité.

Cependant, on peut constater que malgré sa piété, Noah ne put avoir d’enfant qu’à un âge très avancé. Le verset nous raconte que Noah eut trois enfants, donc le premier naquit alors qu’il était âgé de cinq cents ans. Pourquoi est-ce que Hachem fit en sorte que Noah, homme intègre, dut souffrir pendant tellement d’années avant qu’il ne lui accorde la possibilité d’avoir des enfants ?

En réalité cette privation était dans son intérêt, car s’il les avait eus plus tôt, ses enfants auraient probablement fauté, et Noah n’aurait pas pu les sauver et les emmener avec lui dans l’arche qu’il avait construite.

Le Rav Pinkouss rapporte une analyse très intéressante de la situation dans laquelle était Noah, qui peut nous apprendre beaucoup. La Guémara raconte, à la fin du traité de Sanhédrine, qu’à cette époque hachem avait donné au monde une abondance ressemblante à celle du monde future. Les créatures jouissaient de toutes les bénédictions qu’elles souhaitaient. Tous les impies de la génération  de Noah possédaient tout ce dont ils avaient besoin. Le seul homme qui vivait dans la sensation de manque était Noah. Il n’avait pas d’enfant. Les méchants se moquaient de lui et lui disaient : « Qu’est-ce que ton intégrité t’apporte ? Tu n’as même pas d’enfants ! Tu ressembles à une mule qui ne peut pas enfanter… » Or cette situation n’a pas duré cinq ou dix ans, mais près de cinq cents ans…

Mais nous connaissons la fin de l’histoire, les enfants de Noah furent sauvés du déluge, et ils donnèrent naissance à des milliards d’individus, qui vivent jusqu’à nos jours. Alors que ces impies et leurs enfants, qui étaient les plus heureux au monde, périrent dans le déluge, et il ne reste plus aucun souvenir ni d’eux ni de leurs enfants.

Ce renversement de situation qui arriva à l’aube du monde, se reproduisit des dizaines de fois au courant de l’histoire. Combien d’empires, qui bénéficiaient d’intelligence et de richesse, dont le monde entier parla de leur gloire et de leurs victoires, virent leur déluge personnel les engloutir, et  disparurent de la surface de la terre.

Mais nous, le peuple d’Israël, même si combien de fois des déluges nous ont envahis, nous continuons à exister et à accomplir notre devoir, grâce à notre « arche de Noah » dans laquelle nous nous protégeons lorsque le déluge arrive. 

Et cette arche qui nous protège, ce sont les synagogues et les lieux d’études qui nous protègent de tous les déluges spirituels qui nous menacent, surtout ceux de notre génération…..

Halaha :   Il est recommandé d’utiliser un vin de qualité pour y réciter la prière du Kidouch. Il faut veiller en particulier à ce que le vin ne se soit pas abîmé ou dégradé.

Il est préférable de faire le Kidouch sur du vin rouge ; cependant si le vin blanc disponible est de meilleure qualité que le rouge, on peut sans aucun problème faire le Kidouch sur le blanc.

Il est permis de réciter le Kidouch sur du jus de raisin, mais il est préférable (dans la mesure du possible) de le faire sur un vin qui est alcoolisé depuis quarante jours. (Tous les vins vendus sur le marché).       

   

Dvar Thora dédicacé à Néthanel Assouline en l’honneur de sa Bar Mitsva, un très grand Mazal Tov à toute sa famille 

                                                        Chabbat Chalom

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