Parashat Lekh-lékha

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Rav Eliahou Haviv

VA VERS TOI !

«D-ieu dit à Avram : pars pour toi, de ta terre, de ton lieu de naissance et de la maison de ton père, vers la terre que je te montrerai ».

Les premières paroles que D-ieu adressa au premier juif, Avraham, contiennent forcément un message d’une importance capitale pour chacun de nous. Notre paracha porte le nom de ces premiers mots : Lekh lékha. On a tendance à les traduire par : pars pour toi.

Pourtant Lekh lékha ne signifie pas pars pour toi mais : VA VERS TOI !

A ce sujet Rabbi Nathan enseigne :

« Va vers toi ! Vers toi précisément, que tes trajets et tes voyages soient dirigés uniquement vers toi, c’est-à-dire vers le point de vérité qui constitue ton essence et ta vitalité. Car l’essentiel de l’homme est l’âme sainte qu’il a en lui. Comme le dit Rabbi Na’hman dans l’enseignement 22 : ce qu’on appelle le « moi/ani » c’est uniquement l’âme. Et l’âme est une partie de la divinité céleste qui est l’essence même de la vérité. Ainsi il est dit sur toutes les âmes d’Israël, qui commencèrent à partir d’Avraham, qu’elles sont une descendance d’entière vérité.

Par conséquent va vers toi signifie dirige-toi vers l’essence de la vérité qui est enracinée en toi, que tous tes trajets aillent vers ton point de vérité et ne fais pas attention à toutes les déviations proposées par le mensonge car elles obscurcissent le monde au point où seul celui qui a de la considération pour son âme et recherche la vérité, arrive à leur résister. Ne te trompe pas ! » (Likoutey Halakhot, guénéva 5).

Il n’y a pas de plus grand bonheur que d’être soi-même. Il n’y a pas de plus grande sérénité que celle de l’être humain qui ne fait pas de calcul d’intérêt, ne prend pas de pause socialement ou politiquement correcte et ne se soucie pas de quoi il a l’air, de quoi il aura l’air, de quoi il avait l’air et de ce qu’on a pensé de lui.

Quitte ta terre : les mensonges en vigueur dans les terres idolâtres. Ils te font fauter et t’éloigner de toi-même.

Quitte ton lieu de naissance : certains défauts sont présents depuis la naissance, combats-les car ils pourrissent ta vie.

Quitte la maison de ton père : l’influence familiale lorsqu’elle véhicule des valeurs erronées qui t’empêchent d’être toi-même.

Le point de vérité qui est en nous est la présence divine ancrée dans notre âme, c’est-à-dire l’être merveilleux que D-ieu a vu en moi lorsqu’Il m’a créé. C’est vers lui, vers moi, que je dois aller. Et pour cela il y a la prière.

La prière est un pont entre le monde du potentiel et de l’effectif, le monde de l’idée et celui de l’action. Lorsqu’on parle à D-ieu régulièrement dans sa langue maternelle on se connecte automatiquement à son âme puisqu’elle est une parcelle de D-ieu. Ainsi on apprend à Le connaître et à se connaître soi-même et l’on peut se réaliser avec D-ieu.

VA VERS TOI !

Parce que tu ne te connais pas vraiment, parce que si tu savais tout le bien que tu as en toi et l’être merveilleux que tu es et dont D-ieu se glorifie, tu rigolerais de la faute, du mensonge et de la pression sociale. Un fils de roi, une fille de roi, ne sont pas à ce niveau. Et nous ne pouvons nous empêcher de conclure en signalant que le lieu de prédilection de ce dévoilement, le lieu par lequel toutes les prières montent, est la terre d’Israël.

Chabat chalom.

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