Les racines de Rabbi Chimone bar Yohay

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Parachat Emor

 

On a fêtait en cette fin de semaine la Hiloula de Rabbi Chimone bar Yohay, grand Tana qui vécut peut après la destruction du deuxième temple, et qui fut l’élève de Rabbi Akiva.

Par quel mérite Rabbi Chimone est-il arrivé à franchir de tels niveaux, qui n’ont été franchi par personne avant lui, ni même par les sages qui le succédèrent ?

Il faut également comprendre pourquoi est-ce qu’on évoque tellement le nom de Yohay, père de Rabbi Chimone, notamment dans le chant très connu « Bar Yohay », alors qu’on insiste principalement dans ce chant sur les qualités extraordinaires de Rabbi Chimone lui-même ?

On rapporte au nom du livre « Nahalat Avot », qui lui-même la trouvait dans des livres anciens, que Yohay (père de Rabbi Chimone) descendait de la tribu de Yéhouda, et faisait partie des grands de sa génération. Sa mère, Sara, descendait d’une lignée de prophètes, et en particulier de Hillel Hazaken. Le couple n’avait pas d’enfants pendant nombre d’années, et lorsque Yohay comprit que sa femme était stérile, il décida de la divorcer et de trouver une nouvelle épouse ; il s’adressa à un shadh’an et lui demanda de chercher pour lui une femme discrète et intègre. Lorsque sa femme fut au courant de ses intentions, elle ne lui dit rien ; elle se mit à jeuner pendant de nombreux jours, donna de la Tsédaka, et se mit à prier jour après jour dans sa solitude…

Elle pleura du fond de son cœur à Hachem de la sauver du divorce, et de lui donner une grossesse qui lui apportera un enfant, Hachem entendit sa prière…

La fête de Roch-Hachana arriva. Yohay partit se coucher. Il se vit dans le rêve dans une grande forêt, remplie de milliers d’arbres, certains porteurs de fruits, et certains secs et chétifs. Lui-même était appuyé sur un arbre sec et sans fruit. Il leva ses yeux et vit un homme de grande taille, d’un aspect resplendissant, qui portait sur son épaule une jarre pleine d’eau. Cet homme passait d’arbre en arbre, il en arrosait certains et passait près d’autres sans les arroser. Il arriva devant l’arbre sur lequel Yohay était appuyé, et sortit de sa poche une petite fiole pleine d’eau de vie pure, et arrosa l’arbre sur lequel Yohay était appuyé. Yohay vit que la bénédiction résidait sur l’eau qui coulait, les eaux se multiplièrent, et se mirent à couvrir tous les alentours de l’arbre, qui se mit immédiatement à produire de très beaux fruits, ainsi que de très belles feuilles, dont le parfum se répandait au loin. Yohay ressentit une très grande joie de ce qu’il avait vu, et il se réveilla.

Il raconta son rêve à sa femme et il lui dit : « J’ai fait un rêve étrange et voici son explication : La forêt c’est le monde, et les arbres ce sont toutes les femmes du mondes. Certaines sont fécondes et productrices et certaines sont stériles et infertiles comme ces arbres secs. A Roch-Hachana, toutes ces femmes sont jugées, certaines à devenir porteuses d’enfants, et certaines à rester dans leur stérilité. Toi, ma femme, tu étais l’arbre sur lequel j’étais appuyé, et on t’a arrosé des eaux de bénédiction, afin que tu puisses avoir des enfants. J’ai cependant un détail que je n’ai pas compris, pourquoi est-ce que les autres arbres ont tous été arrosés de la même jarre, alors que mon arbre a été arrosé d’un petit flacon différent de tous les autres arbres ? »

Sans réponse, ils décidèrent tous les deux d’aller poser la question à rabbi Akiva. La fin de Roch-Hachana arriva, ils partirent tous les deux chez Rabbi Akiva et exposèrent leur étonnement. Rabbi Akiva dit à Yohay : « Saches que ta femme fait partie des femmes stériles et n’avait aucune possibilité d’avoir des enfants, mais grâce à ses prières sincères et aux pleurs qu’elle a versé devant Hachem, elle a été bénie et pourra avoir des enfants ; et le petit flacon que tu as vu, c’est le flacon qui contenait toutes les larmes qui ont été ramassées des larmes de ta femme, et c’est avec ces larmes qu’on a arrosé ton arbre. C’est pour cela qu’on ne l’a pas arrosé avec la jarre de tout le monde.

Il leur annonça qu’ils auraient prochainement un enfant qui éclairera le Monde…

Cela explique pourquoi Yohay est tellement impliqué dans la vie de son fils.

Voilà une des raisons qui ont permis au monde de connaitre l’un des plus grands Tsadikim que l’histoire n’ait jamais connu…

Halakha : Les Sages ont institué de réciter quatre bénédictions au cours de la Havdala. 1) celle du vin. 2) sur les béssamim. 3) sur le feu. 4) la Havdala. La bénédiction du vin, étant la plus courante, passe en premier. Les béssamim, en deuxième, car ils sont plus fréquents que le feu, car ce dernier ne peut se faire que le motsaé Chabbat alors que les béssamim peuvent êtres sentis tous les jours. Ensuite vient la Havdala qui est la conclusion et l’aboutissement de ce ‘mini’ cérémonial.

On a l’habitude de réciter plusieurs versets avant de commencer la Havdala, ceci est une bonne habitude mais ce n’est pas une obligation.

Chabbat Chalom

 

 

1 thought on “Les racines de Rabbi Chimone bar Yohay”

  1. bonjour,
    LE Rachbi et son fils sont restés 13 ans dans la grotte. Une source d’eau pour boire, un caroube, et des dattes pour CHABBAT.

    Pourquoi spécialement un carouble ?
    Et un dattier ?
    merci elie koptere@hotmail.fr

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