Les ossements de Yossef

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Parachat  Béchala’h

 

Au début de la Paracha, la Thora nous raconte l’initiative qui préoccupa le plus Moché rabénou lors de la sortie d’Egypte :’l’enlèvement du corps de Yossef et son transport vers le pays d’Israël.’

En effet, alors que tout le peuple d’Israël était affairé à organiser son grand départ, Moché ne pensait qu’à une chose, délivrer les ossements de Yossef qui demeuraient   depuis près de cent quarante années dans les profondeurs du Nil, et les emmener en Terre Sainte.

Cependant, le texte présente une petite incompréhension. Le verset dit : «ויקח את עצמות יוסף עמו ». « Et Moché prit les ossements de Yossef avec lui etc… ».

Or en hébreu, il  existe deux manières d’exprimer l’idée de ‘avec’. La première se dit :’עם’, la deuxième se dit :’את’ ; ’עם’ se dit sur deux objets ou personnes qui se valent ou qui se ressemblent, par exemple lorsque la Thora nous ordonne d’aider un pauvre, le texte dit : « Ki tov lo imakh », c’est-à-dire : « Aide-le, afin qu’il soit bien avec toi. » Alors que le terme de ’את’ s’emploie pour deux objets qui ne se valent pas, par exemple si l’un est inerte et l’autre vivant. Par exemple : « Je prends avec moi un livre » se dit en hébreu : « Ani lokéa’h iti séfer », puisque le livre est différent dans son essence de l’homme, le terme de ’את’ est utilisé.

Demande le Rav de Brisk, pourquoi la Thora a utilisé le terme de ‘imo’, alors que le terme de ‘ito’ était plus juste et adéquat, puisqu’il s’agissait d’ossements ?

Il répond que la Thora est venue nous apprendre une allusion importante. Lorsque Yossef ordonna à ses frères « …et vous monterez mes ossements avec vous», son intention n’était pas uniquement de leur demander un service de « transport ». Il voulait leur prouver qu’il n’avait jamais eu de jalousie et de haine à leur égard durant toute sa vie. Comment le leur prouver ? Les sages nous enseignent (Chabbat 152b) que celui qui succombe à la jalousie, même si elle ne s’exprime que dans son cœur,  verra ses os moisir dans la tombe, et celui qui n’a jamais succombé à la jalousie, ses os resteront intacts.

Par conséquent, Yossef demanda à ses frères de constater si ses os resteraient intacts. Ainsi, lorsque les frères distingueront que les ossements de Yossef se sont conservés intacts pendant des dizaines d’années, tout le monde reconnaîtra l’authenticité des propos de Yossef.

Moché Rabénou également fut énormément éprouvé à ce niveau. Plus d’une fois, les béné Israël faillirent lapider Moché. Ils le menacèrent à maintes reprises. Il était donc normal que Moché ressente de la colère et de la haine à leur égard. Mais Moché ne succomba pas à des ressentiments et à de la rancune à leur égard. Il resta toujours proche des ossements de yossef, et il apprit d’eux comment maitriser ses tendances coléreuses. Il se rappela tout le temps comment yossef avait maîtrisé son yetser hara, alors que ses frères l’avaient vendu en esclave.

Voilà pourquoi, explique rabbi Yéhochoua leib Diskine, La Thora emploie le terme de ‘imo’. Car les ossements de Yossef n’étaient pas simplement des objets destinés au transport, mais également de réels livres de morale pour celui qui savait les déchiffrer.

Halakha : Les lois qui concernent la Havdala.

A partir de la sortie du Chabbat (de la sortie des étoiles), il est interdit de consommer n’importe quel aliment, et de boire du vin ou d’autres boissons, excepté l’eau, jusqu’à ce qu’on dise la Havdala.  En pratique, cette interdiction intervient depuis le coucher du soleil (la chkia), car dès lors nous ne savons pas si la nuit est déjà arrivée. La raison de cette interdiction est que puisque l’obligation de faire la Havdala incombe à l’homme depuis la sortie de Chabbat, les sages ont interdit la consommation d’aliments pour marquer l’importance de cette Mitsva.

 

Chabbat   Chalom

 

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