Le message de la lèpre

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Parachat Tazria-Métsora

 

Dans la Paracha de cette semaine, la Thora parle d’un sujet très important, qui existait essentiellement au temps du Beth Hamikdach, celui de la lèpre. En effet, le texte nous précise qu’il existe trois sortes de lèpre : Celle qui touche les murs de la maison, celle qui touche les habits et celle qui atteint le corps humain.

Les sages rapportent que celui qui était atteint de cette maladie très éprouvante, devait quitter son logement, son quartier et sa ville pour résider en dehors de la ville, car il était impur, et ce, jusqu’à ce que sa maladie se guérisse.

Pour quelle raison une personne devenait lépreuse ? Nos sages expliquent que cette grave maladie atteignait les gens qui disaient du lachone-hara, c’est-à-dire de la médisance. C’était donc une manière pour Hachem de réprimander celui qui fautait avec son langage. Aujourd’hui ce mode de réprimande n’existe plus, car nous ne vivons plus avec la proximité d’Hachem comme les juifs d’autrefois.

Cependant, le livre ‘Taam védaat’ rapporte que nous pouvons tirer beaucoup d’enseignements de cette Paracha. En effet, il existe trois sortes de lèpres : 1.Séète, 2. Sapahate, 3. Bahérète. Les sages disent qu’elles sont essentiellement regroupées en deux : 1.Séète, 2. Bahérète. Bahérète signifie que la lèpre est sous forme de tache blanche comme de la neige ; Séète, qu’elle est sous forme de tache blanchâtre comme de la chaux. La Sapahate, elle, est une forme de lèpre qui s’annexe à une des deux principales.

Ceci est venu nous apprendre que les raisons qui provoquent la dispute ou la médisance sont au nombre de deux : Séète ou Bahérète. Séète, vient de la racine s’enorgueillir, léhinassé en hébreu, car celui qui parle du mal sur son ami se rehausse et se glorifie grâce à cela. Bahérète, signifie la clarté, à la manière de quelqu’un à qui tout est dévoilé, car la personne qui parle mal de son prochain se présente comme quelqu’un qui connait toute la vie de son ami, ainsi que tous ses calculs, dans les plus petits détails, pourquoi il a fait ceci, et pourquoi il aurait dû faire cela etc…

D’un autre côté, la Sapahate vient faire allusion à ceux qui ne sont pas de réels médisants, mais qui se laissent entrainer par les papotages de leurs amis. Lorsqu’ils sont en contact avec ‘Monsieur Séète’ (personne importante) ou avec ‘Monsieur Bahérète’ (personne qui sait tout), ils se mettent aussi à raconter des choses qu’il ne faut ni raconter ni entendre.

Quel est le conseil pour se sauver de tout cela ? La Thora nous dit : « Et on l’amènera chez Aaron le prêtre, ou chez un de ses fils… ». Qui veut dire qu’au lieu de trainer et de papoter sur les gens avec des amis non fréquentables, la personne doit se rapprocher des gens qui étudient la Thora et qui craignent D…, car d’eux la pureté vient dans le monde.

Le verset précise : « Le prêtre qui vivra à cette époque… ». Cela vient nous enseigner que dans chaque génération il y a des ‘prêtres’ qui sont capables de nous montrer le chemin de la Pureté.

Dernier élément très important : Plus la lèpre est blanche, plus elle est impure. Car ceux qui disent du lachone hara pensent toujours qu’ils sont blancs, et que leur médisance est pour un but important, ou pour une Mitsva, faisons attention….

Halaha : Une personne qui a oublié de mentionner le texte d’ata honèntanou dans la Amida du motsaé Chabbat, et qui, de plus, a consommé un aliment par erreur avant de réciter la Havdala, devra recommencer la Amida et y intercaler le passage d’ata honèntanou. Après cela, il fera la Havdala comme d’habitude.

De même, un motsaé Chabbat qui tombe un soir de Yom-Tov, si une personne a omis de dire le texte de vatodiénou, et a également gouté à un aliment avant le Kidouch, elle devra recommencer la Amida du Yom-Tov, avec vatodiénou, avant d’entamer le Kidouch de la fête.

Chabbat  Chalom

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