L’Arche Sainte et ses enseignements

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Parachat Térouma

 

La Thora nous parle, dans la Paracha de cette semaine, de la description architecturale du Michkan (Sanctuaire) et des ustensiles sacrés. En effet ces derniers furent montés par Bétsalel sur les instructions précises que Moché reçut d’Hachem.

Les versets nous décrivent la façon et les mesures qui paramétraient la fabrication du Tabernacle et des ustensiles. Il est important de préciser que derrière l’aspect superficiel des composants qui servirent à ériger la structure du Sanctuaire et de ses ustensiles se cachent des allusions et des secrets profonds qui ne furent dévoilés qu’aux Sages Saints spécialistes en Kabala.

Nous nous contenterons de citer des allusions simples qui ont été rapportées par les Sages.

L’Arche Sainte, dans laquelle les Tables de la loi étaient déposées, avait pour mesures :

Une coudée et demie de haut

Une coudée et demie de large

Deux coudées et demie de longueur.

De plus, la structure des parois de l’Arche était faite de la manière suivante : Trois caisses étaient imbriquées l’une dans l’autre. La plus extérieure était faite d’or. Celle du milieu, de bois. La plus intime était également faite d’or pur. Techniquement, l’Arche Sainte ne présentait extérieurement qu’une apparence d’or, puisque le bois était couvert de l’intérieur et de l’extérieur.

Qu’est-ce-que ces données techniques peuvent-elles nous apprendre ?

Le premier enseignement que nous pouvons apprendre de l’Arche Sainte est que toute personne qui véhicule le message Divin, comme par exemple les Sages ou bien tout individu qui consacre du temps à l’étude de la Thora, doit se rappeler qu’elle n’a jamais atteint la perfection, et qu’il lui reste toujours à apprendre des autres. Comment l’Arche nous apprend-elle ce message ? Car les mesures de ce Coffre Sacré sont toutes des demies, qui font allusion à une valeur imparfaite et inachevée. Ainsi les gens Sages doivent se souvenir qu’on a toujours à apprendre d’autrui, à l’instar de Rabbi (auteur de la Michna) qui enseigna : « J’ai appris beaucoup de mes Maitres, encore plus de mes amis, et d’avantage de mes élèves. »

Le deuxième enseignement qu’il est possible d’apprendre s’appuie sur un récit rapporté dans la Guémara de Taanit (page 20a) : « Une fois, Rabbi Elazar fils de Rabbi Chimeon revenait de l’endroit de Migdal Guédour où il avait appris chez son Maitre. Il chevauchait son cheval et avançait joyeusement, avec l’idée qu’il avait appris énormément de Thora qui ne cessait de lui trotter. Soudain, il rencontra un homme très laid et disgracieux, qui le salua. Il ne lui répondit pas. Puis le Rav lui demanda : « Pourquoi es-tu si laid, tous les gens de ta ville sont-ils aussi laids que toi ? »

L’homme lui répondit : « Pose la question à celui qui m’a créé ! Demande lui pourquoi il m’a créé tellement laid ! »

Le Rav comprit qu’il l’avait vexé. Il lui présenta ses excuses, et le supplia de lui pardonner. L’homme refusa. Ils marchèrent ensemble jusqu’à ce qu’ils rentrèrent dans la ville. Les élèves vinrent à la rencontre de leur Maitre, et l’homme les apostropha : «  C’est cet homme que vous saluez ! Qu’il y en ait peu comme lui dans le peuple d’Israël ! Voici ce qu’il m’a dit…»

Rabbi Elazar rentra aussitôt dans le Beth Hamidrach et il enseigna : « Un homme se doit d’être toujours souple comme un roseau, et ne jamais être dur comme le bois de cèdre ! Car c’est pour cette raison que le roseau a été choisi pour l’écriture du Séfer Thora, des Téfilines et des Mézouzot ! »

Nous apprenons de cette histoire que même un sage, qui est comparé à l’Arche Sainte, doit être vigilant de rester toujours humble à la manière de l’Arche faite d’or, mais contenant en son creux une couche de bois lui rappelant la simplicité.

La demie mesure, allusion à l’inachèvement et le bois, allusion à la simplicité, sont des clés essentielles pour la réussite spirituelle.

Halakha : Lorsque Yom Tov tombe un motsaé Chabbat, on dira la bénédiction de la Havdala sur le verre de Kidouch. De plus, on récitera le texte de Havdala ‘vatodiénou’ figurant dans la Amida d’Arvit. Il est interdit de faire des travaux permis le Yom tov (cuisson etc…) avant d’avoir fait la Havdala ou d’avoir récité la bénédiction de ‘baroukh hamavdil ben kodech lékodech’.

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