L’achèvement dépend de la préparation

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 Parachat  Vayigach

 

Après l’émotion du dévoilement de Yossef à ses frères, la Thora raconte que Yossef leur demanda de s’empresser d’aller chercher leur père, qui vivait en terre de Quénaane, et de l’emmener vivre en Egypte près de lui. En effet, dans le message que Yossef envoie à son père, le texte dit : « … Et tu t’installeras en terre de Gochène, et ainsi tu seras proche de moi, toi, tes enfants et tes petits enfants, ton bétail et tout ce que tu possèdes. »

Cependant, lorsqu’on se penche sur la géographie de l’Egypte, on constate que la terre de Gochène se situe proche de la mer rouge, alors que Yossef, qui était chef du gouvernement Egyptien, vivait probablement au centre du pays. Comment donc lui était-il possible de prédire à son père qu’en s’installant en terre de Gochène ‘ ils seraient proches ‘?

Rav Chlomo Lévinchtein soulève une deuxième difficulté. Lorsque Yossef énumère à son père les éléments à amener en Egypte il lui dit : « …Toi, tes enfants, tes petits enfants, ton menu bétail, ton gros bétail et tout ce que tu possèdes. » Alors que Paro demanda exactement le contraire. Il demanda aux frères de récupérer leurs animaux, de les charger de récolte, et de les ramener en Quénaane. Voici qu’ils venaient de s’approvisionner de récolte pour plusieurs mois, pourquoi tout transporter en Quénaane s’ils s’apprêtaient à revenir dans les jours suivants ?  Pourquoi ne pas laisser toute la récolte en Egypte jusqu’à leur retour ?

Car en réalité Paro voulait  qu’ils ramènent tout leur bétail, et qu’ils le laissent en Quénaane. Et pourquoi tout cela ? Car le bétail représentait le dieu de l’Egypte. Les Egyptiens vénéraient le ‘bélier’. Il était donc extrêmement important pour Paro que les frères de Yossef ne fassent pas paitre leurs animaux en Egypte.

Les frères comprirent le dilemme qui se trouvait devant eux, et optèrent pour l’option proposée par Yossef. Ils ramenèrent tout leur bétail en Egypte. 

A leur arrivée, Yossef tente de régulariser ce ‘malentendu’ avec Paro. Il cherche à normaliser la situation. Il oriente ses frères sur la manière de répondre à Paro lorsqu’il leur demandera : « Que professez-vous ? » Les frères l’écoutèrent et répondirent à Paro : « Nous sommes des bergers, fils de bergers,  depuis plusieurs générations ! »

En entendant leur réponse, Paro les invita à s’installer en terre de Gochène, partie excentrée d’Egypte.

Pourquoi tout ce micmac ?  Car Yossef savait que pour que les Béné Israel puissent sortir d’Egypte, il fallait absolument qu’ils ne se mêlent pas  au mouvement du pays. Il était impératif qu’ils se tiennent à l’écart des mœurs égyptiennes. Yossef savait que lorsque les frères amèneraient leur bétail en Egypte, la seule alternative pour Paro serait de les délocaliser des grandes villes égyptiennes.

C’est également pour cette raison que Yossef précéda toute sa famille, dans sa venue en Egypte, d’une vingtaine d’années, pour briser et amoindrir la force de l’impureté qui résidait en Egypte, et renforcer la capacité de résistance du peuple d’Israël, par son travail personnel et les épreuves qu’il a traversées.

C’est également l’idée qui était cachée dans les mots de Yossef lorsqu’il dit à son père : « Tu seras proche de moi », c’est-à-dire qu’il lui promit de veiller à ce que les Béné Israel s’installent en toute sécurité spirituelle à la manière de Yossef qui avait lui aussi soumis son mauvais penchant au service d’Hachem.   

Sarah Iménou, plusieurs centaines d’années auparavant, prépara également le terrain du peuple d’Israël, lorsqu’elle fut capturée dans la maison de Paro. En effet, l’ange frappa Paro et ne le laissa pas souiller Sarah.

Voici l’allusion du sang que les enfants d’Israël mirent sur les deux poteaux de la porte et sur linteau. Le linteau fait allusion à l’action d’Hachem, les deux poteaux font allusion à l’action de Sarah et Yossef.

L’achèvement d’une chose dépend de sa préparation.

Halakha : Celui qui a oublié de dire la mention de Chabbat (rétsé)dans le Bircat :

1)  S’il a dit baroukh Ata sans le nom d’Hachem, il revient en arrière.

2) S’il a dit le nom d’Hachem, il dira ‘lamédéni Houkékha’, et reviendra en arrière.

3) S’il a fini ‘boné yérouchalaim’, il introduira une bénédiction spéciale : ‘Chénatane chabatote limnouha….’ qui figure dans les Sidourim.

4) S’il a commencé la quatrième bénédiction du Bircat : Le premier et deuxième repas de Chabbat, il recommencera le Bircat au début, le cas du troisième repas sera expliqué par la suite.  

             

                                                         Chabbat  Chalom                

 

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