La leçon du chien!

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Parachat  Bo

 

Dans le texte de « Perek Chira », il est rapporté qu’un certain nombre d’animaux chantent chaque jour devant D… une louange. Chaque animal chante une louange qui est propre à son espèce. (Le chien, le chant du chien, le chat, le chant du chat, etc…)

Le Midrach raconte que Rabbi Ycha’ya, élève de Rabbi Hanina ben Dossa, se mit à jeûner quatre-vingt jeûnes, pour comprendre pourquoi est-ce que les chiens ont eu le mérite de prononcer un chant journalier devant Hachem, [‘venez et prosternons-nous et bénissons l’Eternel’], alors que les versets disent explicitement que les chiens ont un tempérament audacieux. Un Ange vint lui répondre du ciel et lui dit : «  Sache, que D… a décrété que depuis qu’Il a dévoilé ce secret au prophète Habakouk, Il ne le dévoilera plus à aucune autre créature, mais comme tu es l’élève d’un très grand sage, on m’a chargé de te le dire. Les chiens ont reçu ce mérite en tant que récompense, car ils se retinrent d’aboyer lorsque les Béné Israël sortirent d’Egypte. Ils reçurent également le mérite, que leurs excréments soient utilisés pour travailler  les peaux qui vont servir à écrire des Sifré Thora, des Téfilines et des Mézouzot. N’oublie pas ce que le verset dit : ‘Celui qui retient sa bouche et sa langue, s’évite beaucoup de malheurs.’ » (Fin de citation)

Dans le livre ‘Révavot Ephraïm’, Rav Grinblate demande : « Est-il vraiment possible que les animaux puissent chanter devant D… ? Possèdent-ils la faculté de la parole ? »

Une première explication est proposée par les Tossfot. En effet, le talmud raconte qu’une fois Rabbi Pinhass ben Yaïr partit racheter des prisonniers. En chemin, un fleuve imposant se trouva sur son passage. Il ordonna au fleuve de s’entrouvrir pour lui faire un couloir. Le fleuve lui répondit : « Toi, tu es en route pour faire la volonté de ton Créateur, moi, je suis également en train de servir mon Créateur. Toi, peut-être réussiras-tu à libérer les prisonniers, peut-être non, moi, en restant imperméable à ta demande, je suis certain d’être fidèle aux instructions de mon Créateur. (Car Hachem a décrété que tous les fleuves doivent suivre leur cours, sans jamais s’arrêter, jusqu’à la fin des temps, et ce, depuis les six jours de la création.) Rabbi Pinhass lui répondit : « Si tu ne te coupes pas, pour me laisser passer, je décrète sur toi, que les eaux ne couleront plus sur ton territoire pour toujours ! »

Les Tossfot demandent : « Est-ce que le fleuve a-t-il une bouche ? Comment a-t-il pu parler avec Rabbi Pinhass ? Ils répondent : « Peut-être que l’Ange des fleuves-[c’est-à-dire l’être spirituel générateur de la force qui se trouve dans chaque créature existante dans ce monde]-lui parla ainsi ».

Par conséquent, il en est de même pour le chant des animaux. L’essence spirituelle de chaque animal, représentée par un ange ou une entité céleste, exprime et chante une louange à D… chaque jour.

Une deuxième explication est proposée par les commentateurs. L’idée de chant exprimée par les animaux est une image illustrative. C’est-à-dire que les animaux ne chantent pas et n’ont jamais chanté. Cependant, nous, les hommes, pouvons apprendre de chacun de ces animaux, en nous penchant sur leurs comportements, des traits de caractères positifs qui sont allusionnés dans leurs louanges respectives.

Prenons l’exemple du chien. Qu’est-il venu nous apprendre ?

Le chien est un animal rapide, audacieux et sournois. Malgré ces trois paramètres qui sont présumés lui octroyer une réussite certaine, il est toujours affamé. Les sages nous enseignent : « Nul n’est plus pauvre que le chien ! » Ceci est venu nous apprendre qu’il ne faut pas croire que la réussite dépend des qualités, de l’intelligence ou de l’audace, mais uniquement de la volonté d’Hachem. Cela correspond bien à la louange du chien : « Venez, prosternons-nous et louangeons devant D… ».

Des fois, les gens papotent sur des personnes qui se sont enrichies. On peut par exemple parler d’un tel et dire : « Lui, c’est une ‘bombe’ en commerce ! Je me rappelle de lui. Je me rappelle encore quand c’était un clochard ! Une fois, il est rentré dans sa banque, il s’est dirigé directement chez le directeur. Il lui a demandé de lui prêter plusieurs millions pour faire des affaires, et tout ça, en échange d’une promesse d’hypothéquer son deux-pièces ! Une audace, du jamais vu !

N’empêche qu’à la fin, il est devenu millionnaire !!!

Et on oublie toujours souvent que la richesse ne dépend que d’Hachem…..

Du chien, nous apprenons qu’il est possible de réfléchir différemment.

Halakha : Si un Roch-Hodech tombe un dimanche, et qu’il faille mentionner yaalé véyavo dans le Bircat depuis le samedi soir, il faut distinguer deux cas. Si on a fini la séouda chlichite avant la nuit, on dira rétsé uniquement. Si on a prolongé la séouda chlichite jusqu’à  après la sortie du chabbat et qu’on a mangé du pain après la sortie de la nuit, dans le cadre de la séouda chlichite, d’après le Michna Broura on dirarétsé et yaalé véyavo. D’autres pensent que malgré tout, on ne dira que la mention de  rétsé.

 

Chabbat  chalom

 

1 a commenté sur “La leçon du chien!”

  1. retirer un enseignement philosophique de l’observation des animaux et en particulier du chien est la preuve d’une grande ouverture d’esprit

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