Il est préférable de mourir, que de s’y assujettir !

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Parachat Aharé-mot -Kédochim

 

Dans la Paracha de la semaine dernière, la Thora nous raconte que les deux fils d’Aharon, Nadav et Avihou, entreprirent d’approcher du feu dans le Sanctuaire, de leur propre initiative, et moururent de deux faisceaux de feu qui surgirent du Saint des Saints et les brulèrent de l’intérieur en s’infiltrant dans leurs narines.

Le Midrach rapporte à ce propos : « Lorsque Nadav et Avihou moururent, les Anges célestes demandèrent à D… : Pourquoi leur as-Tu ouvert la mer ? »

Les paroles de ce Midrach sont surprenantes, car quel rapport y-a-t-il entre la coupure de la mer et la mort de ces deux Tsadikim ?

Le Hatam-Sofer explique qu’en réalité les Sages nous ont dévoilés que la mort de Nadav et Avihou était une punition envers leur père Aharon, car il s’était associé à la faute du veau d’or. A cet instant, Hachem avait voulu décimer sa descendance. Donc ses quatre enfants étaient appelés à mourir. Cependant la prière de Moché Rabénou limita la peine, et la diminua de moitié, deux de ses enfants survécurent, Elazar et Itamar. Le Hatam-Sofer demande cependant : Pourquoi Aharon méritait-il une peine si grande, n’était-il pas dans un cas de force majeure ? Les béné Israël ne menaçaient-ils pas de le lapider, comme ils l’avaient fait avec H’our ? D’ailleurs, les Sages rapportent qu’Aharon avait fait le calcul que si les béné Israël l’avaient tué, lui qui était Cohen Gadol, la condamnation du peuple Juif aurait été fatale ! Il préféra leur prêter la main momentanément, pour éviter le pire de tout !

Il est évident qu’Aharon ne craignait pas sa propre mort, mais qu’il avait réellement fait un calcul d’intérêt pour la survie du peuple d’Israël ! Pourquoi donc il fut puni ?

La réponse est, qu’il existe un principe au sujet de l’idolâtrie qui dit : « Il est préférable de mourir, que de s’y assujettir ! », par conséquent même qu’Aharon avait dépassé ses angoisses de la mort, et avait pour but le sauvetage du peuple tout entier, Hachem ne l’épargna pas, car notre Créateur est méticuleux avec les grands Pieux même sur les petits détails qui ne dépassent pas l’épaisseur d’un cheveu.

Lorsque Hachem vint pour diviser les eaux de la mer rouge, l’Ange de la mer protesta et argumenta en disant : « Pourquoi couper la mer, et noyer les égyptiens au profit des béné Israël, les Hébreux n’ont-ils pas pratiqué l’idolâtrie en Egypte ? » Hachem lui répondit : « Fou que tu es ! Ils n’ont pratiqué l’idolâtrie que par contrainte, que dans le désespoir. Est-il possible de juger celui qui fait par contrainte de la même façon que l’on juge celui qui fait la chose délibérément ?» En entendant l’argument de D…, le prince des mers accepta de renverser la mer sur les égyptiens.

Revenons à notre question de départ : quel rapport y-a-t-il entre la coupure de la mer et la mort de ces deux Tsadikim ?

Les enfants d’Aharon sont morts par la faute de leur père. Or, même qu’il était dans un cas de force majeure, l’idolâtrie ne pardonne pas : « Il est préférable de mourir, que de s’y assujettir ! » Pourquoi donc avoir renversé la mer sur les égyptiens, même que les béné Israël étaient contraints, ils auraient dû trouver une autre solution, comme ce qu’on a attendu d’Aharon !

Halakha : On ne peut faire la Havdala sur de l’eau, même dans un pays où les gens boivent principalement de l’eau, car l’eau n’est pas une boisson importante, elle ne répond donc pas au critère de « boisson du pays ».

De plus, il n’est pas possible de réciter la Havdala sur du pain, comme est le cas pour le Kidouch, car le pain, synonyme de repas, correspond à l’idée du Kidouch, mais ne correspond pas à l’idée de Havdala.

Chabbat  Chalom

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