Eviter les soupçons!

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Parachat   Vayakèle

 

Le verset dit : « Et il fabriqua le Kiyor en cuivre, ainsi que sa base, avec les miroirs qui fut apportés à l’entrée du sanctuaire. »

Rachi rapporte le Midrach qui raconte que ces miroirs appartenaient aux femmes juives, et elles s’y regardaient lorsqu’elles se maquillaient. Ces derniers également furent amenés pour la réalisation du Michkan. Lorsque Moché Rabénou vit qu’elles avaient apporté ces miroirs, il fut dégoûté, car ces miroirs étaient en fin de compte les complices  du yetser harah, leur but étant d’entrainer l’excitation à la faute. Hachem lui dit : « Acceptes-les, car ces miroirs sont chers à mes yeux plus que tout ! Grâce à eux, les femmes conçurent des milliers d’enfants en Egypte. Alors que leurs maris étaient épuisés dans les camps de travail, elles leurs amenaient à manger et à boire, et elles les aidaient à manger. Ensuite, chaque femme se regardait dans le miroir avec son mari et lui disait : « Je suis plus belle que toi ! ». Grâce à cela, les femmes tombaient enceintes, et accouchaient dans les champs etc… ». Le Kiyor fut construit de ces miroirs, car il représente aussi l’harmonie qui réside entre l’homme et la femme. (Fin de citation)

Le Hari Hakadoch  écrit dans le livre ‘Likouté Thora’ que lorsqu’une personne amenait un sacrifice au Beth Hamikdach, le Cohen Gadol reconnaissait dans son visage l’endroit qui avait été atteint par la faute, et il guérissait cet endroit par sa pensée. Lorsqu’une femme apportait un sacrifice, Il l’amenait devant le Kiyor qui était fait des miroirs, et regardait à travers les miroirs son apparence pour la purifier de sa faute.

Cette pratique a préoccupé beaucoup de commentateurs, car s’il est interdit de regarder le visage d’une femme, est-il permis de le faire au travers d’un miroir ?

Le ‘Minhat Eliézer’ propose une explication. En réalité, la sainteté qui résidait dans le Beth Hamikdach était tellement puissante que le Cohen Gadol aurait eu même le droit de regarder directement toutes les personnes qui apportaient des sacrifices, les femmes comprises. Seulement, de crainte que les jeunes Cohanim qui se trouvaient en sa présence ne le suspectent d’avoir des pensées étrangères à l’esprit du Sacrifice,  Hachem a ordonné que le Cohen Gadol regarde la source de la faute qui est écrite sur le visage de la femme, à travers le Kiyor, et par cela  éviter les soupçons inappropriés de la part des autres Cohanim .

On apprend de là, combien il faut faire attention à ce que notre image ainsi que nos actions ne laissent  aucune place à des interprétations ou à des soupçons, car même si nos actions sont propres en elles-mêmes, elles doivent l’être aussi au regard des autres. On apprend également combien est grande l’harmonie au sein du couple. Car même les objets qui peuvent présenter une ambiguïté de par leur fonction, comme les miroirs, ont été rapprochés par hachem  car ils ont participé à  intensifier l’harmonie au sein du couple.

Halakha : De la même façon qu’il y a une Mitsva de sanctifier le Chabbat en l’honneur de son entrée,ainsi il y a une Mitsva de le sanctifier au moment de sa sortie. A  son entrée, par la bénédiction du Kidouch,à sa sortie, par la bénédiction de la Havdala; car cette dernière met en relief la sainteté du Chabbat qui se différencie des jours de la semaine.

De la même façon  qu’il y a obligation de dire la Havdala à la sortie de Chabbat, ainsi il y obligation à la sortie des jours de Yom-Tov (fêtes), et de Yom kippour de réciter la Havdala pour accompagner ces jours saints lors de leur sortie.

Chabbat Chalom

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